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Suite : Bikaner, les Havelis

Bikaner, le fort Junagarh

Dès notre arrivée à Bikaner, direction le fort Junagarh, une immense citadelle d'un kilomètre de circonférence, ancien palais de mahârâja.

Le Fort a été construit à la fin du XVIème siècle (1589 à 1594) par le Maharaja Rai Singh, général de l'armée du grand empereur moghol Akbar. Comme la majorité des Forts du Rajasthan, il se compose de très grandes cours dans lesquelles avaient lieu les grandes fêtes hindoues, de multiples palais, et de couloirs cachés par des moucharabiers permettant aux femmes de voir ce qui ce passait dans les cours sans être aperçues par les hommes.


Le fort, vue extérieure


Première cour, au dessus de la porte d'entrée du fort


Les mains de Sati

Si vous ne connaissez pas le sati, il faut s'arrêter deux secondes pour prendre connaissance de cette pratique barbare.
Pour résumer, le sati est une pratique qui consistait à la femme de s'imoler pour réjoindre son époux décédé.
Sur les monuments indiens, les mains représentent les femmes de sang royal qui se sont imolées suite à la mort de leur mari.

A la mort de son mari, la veuve suivait un rituel précis :
La veuve prend d'abord un bain afin de se purifier.
Elle est ensuite parée d'un sari de mariage.
Si elle est de sang royal, elle appose l'empreinte de sa main sur un mur.
La future sati se munit d'un miroir, d'un peigne ainsi que de kumkum.
Elle applique la pâte de kumkum sur les portes des maisons sur son chemin vers le bûcher, laissant l'empreinte de son sacrifice accompli pour le bien de la communauté.
Arrivée au bûcher, elle se défait de ses bijoux qu'elle confie à sa famille.
Puis, comme lors de son mariage, puisqu'il s'agit d'une seconde union, elle fait plusieurs fois le tour du bûcher.
La veuve se place ensuite sur le bûcher, tient dans sa main une noix de coco, symbolisant le crâne de Brahmâ et la tête de son mari sur ses genoux.
Avant la crémation, la sativrata bénéficie du pouvoir de bénir ou de maudire les personnes qui viennent à elle. L'espace d'un instant, elle est une déesse.
Enfin, c'est le fils aîné de la sati qui allume le bûcher. La combustion de l'enveloppe charnelle de la veuve permettra à son atman de rejoindre l'esprit de son mari.
Source : http://pagesperso-orange.fr/indianred/sati.htm


Les immenses portes

Comme vous pouvez le voir, les portes sont suffisament hautes pour laisser passer un homme à dos d'éléphant, mais disposent également de pics à mi-hauteur permettant de se défendre d'une attaque d'éléphants armés.


Première cour, au dessus de la porte menant à la deuxième cour


Deuxième cour, la partie blanche correspond à la partie haute de la porte séparant la deuxième et la troisième cour


Troisème cour


Chemin étroit allant de la troisième cour vers le coeur du palais


Première cour du palais du Maharadjah


Trône extérieure au milieu d'un petit bassin dans la première cour


Salle des audiences privées


Salle du trône
Désolé pour la médiocrité de la photo, mais il faut prendre la photo à travers une vitre


Plafond de la salle du trône


Cour Holi

La cour Holi est une cour en marbre blanc où avait lieu de nombreuses représentations liées aux différentes fêtes hindoues. Les femmes pouvaient assister à toutes ces fêtes sans se faire voir grâce aux différentes moucharabiers des étages supérieures du palais entourant la cour.


Cour Holi et ses nombreuses moucharabiers


Badal Mahal ou Palais des Nuages

Vrai matériel de Fakhir exposé au musée du palais

Balancelle du prince et Trône


Chambre à coucher royal


Un palais, tout en bois sculpté

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